Mini Transat - 3 / 3 Terre en Vue !


Aujourd'hui : le troisième et dernier volet du récit de ma Mini Transat.

Si vous aviez raté les deux premiers épisodes, vous pouvez les lire en ligne en cliquant respectivement ici et .

La plus solitaire des transats Le 10 novembre alors que je prends en note la vacation journalière je suis obligé de sortir à l’extérieur en urgence car le pilote de secours était en train de perdre le contrôle du bateau. Je pose trop rapidement la BLU (petite radio qui nous permet de recevoir les bulletins) qui fera une chute de deux mètres à l’intérieur. Elle ne remarchera plus jusqu’à la fin de la course. C’était déjà ma BLU de secours car la première avait pris l’eau la première nuit, avant même d’avoir servi. Sur les quatre derniers jours je n’ai donc plus eu aucun moyen de recevoir les classements ou les prévisions météos. Dès lors je ne pouvais non seulement pas élaborer de stratégie mais en plus je ne savais pas du tout où j’en étais par rapport aux autres.

Au centre la radio BLU qui est notre seul lien avec la Terre (elle ne marche uniquement en réception)

Au quatrième jour de course, j’avais aussi cassé mon antenne qui sert à la fois à la VHF (radio courte-portée) et à l’AIS (sorte d’écran radar) lorsque dans une sortie de piste la tête de mât a touché l’eau – oui, ce n’est pas normal et oui, cela fait un peu peur. Je n’ai donc ni parlé ni vu personne depuis, sauf le feu de Simon (888) la nuit suivante. Il est passé à seulement deux milles de moi (moins de 4km) mais je n’ai pas pu échanger avec lui : rien de plus frustrant ! Au contact avec les autres c’est l’esprit de compétition qui nous maintient dans la course. Cependant, lorsque vous n’avez aucune idée où sont les autres bateaux, que vous ne pouvez parler à absolument personne et qu’en plus vous n’avez ni classement journalier ni prévision météo, les ressources psychologiques et physiques nécessaires à faire marcher le bateau à 100% sont très dures à trouver. Cela est d’autant plus vrai qu’avec le peu de confort dont nous disposons notre niveau d’énergie ne fait que baisser pendant la course : fatigue, mal au dos, boutons partout sur le corps, et j’en passe ! Au début, la Mini Transat c’est une course contre les autres. Puis, lorsque les jours passent et que les milles défilent au rythme du sillage cela devient une course contre soi-même. Croyez-moi, c’est bien plus compliqué… Calme plat à l’extérieur, tempête à l’intérieur Le 12 novembre le vent tombe progressivement. La vitesse du bateau passe de 10 nœuds à 8 puis 6 puis 4 et même 3 nœuds. Je m’arrache les cheveux à essayer de gonfler les voiles avec le peu de vent dont je dispose.

A l'affut de la moindre risée pour gonfler mes voiles

Dans ces situations, le positif et le négatif se battent en duel dans nos têtes. « Nico, dis toi que c’est pareil pour tout le monde. Regarde, tu as écris dans ton livre de bord que tu pensais être plutôt au sud par rapport à la flotte. Au nord, cela ne peut qu’être pareil ou pire. C’est encourageant, ça ! - Oui mais peut être que les concurrents sont tellement devant qu’ils foncent avec un nouveau vent à toute allure vers l’arrivée. Si ça se trouve ceux de derrière qui n’ont pas encore buté dans la bulle sans vent me collent 10 milles par heure. En plus ils ont les prévisions météo, eux, donc ils savent qu’il n’y a pas de vent ici, ils vont me contourner et me doubler, c’est sûr… - Bon écoute de toute façon tu n’en sais rien. Fais avancer ton bateau avec ce que tu as comme vent au lieu d’imaginer n’importe quoi. - Mais je ne fais que ça, faire avancer ! » Le seul remède est effectivement de régler son bateau au mieux et de trouver un peu de vitesse, à n’importe quel prix. Malheureusement cela n’arrive pas toujours tout de suite : j’ai passé presque 24 heures à moins de 6 nœuds ce jour là. La vie à bord n’est pas un long fleuve tranquille Seul pendant 15 jours, c’est long mais on ne s’ennuie pas. Sachez que j’avais un livre à bord : Le Théorème du Perroquet de Denis Guedj. Malgré tout le bien qu’on m’en avait dit, je n’ai jamais pu trouver le temps de l’ouvrir ! Sur les derniers jours le temps a été très long, certes, mais j’ai toujours été occupé. Lorsque les voiles et le pilote sont réglés au mieux et qu’on n’a pas envie de barrer, le temps « libre » nous permet d’abord de dormir afin d’être plus performant mais aussi de maintenir le bateau en état. Chaque matin (afin de pouvoir réparer avant la nuit, au besoin) je faisais un tour du bateau pour surveiller l’usure des pièces et vérifier que tout était en ordre. Souvent il apparaissait des « graines de problèmes » dont il faut absolument s’occuper avant que cela ne s’amplifie. Une après-midi j’ai dû recoudre l’un de mes spis qui s’était légèrement délaminé mais qui pouvait se déchirer entièrement lorsqu’il était hissé.

Atelier couture sur le Code 5

La plus grosse difficulté de la fin de course a certainement été de lutter contre les sargasses. Ces algues – dont la prolifération n’a d’autre cause que la déforestation en Amazonie – se forment au large du Brésil et dérivent avec les courants marins jusqu’à la mer des Caraïbes. Elles se coincent dans tous nos appendices et nous ralentissent considérablement. Le déficit de vitesse peut parfois être de plusieurs nœuds, il est donc capital de s’en débarrasser !

Un gros bouquet dans la quille comme cela quand le bateau est à 6 noeuds c'est rapidement 1 ou 2 noeuds de vitesse en moins

Pour les safrans et les dérives c’est facile : tout est relevable. Cependant c’est pour la quille que c’est un cauchemar car le problème est double : il faut non seulement savoir quand on en a mais il faut aussi pouvoir les enlever – et c’est loin d’être évident. Le jour je filmais avec ma caméra étanche sous la coque et regardais le film avec l’écran amovible. Pour les enlever j’ai absolument tout essayé (corde à nœuds, canne à algues) mais rien ne fonctionnait sauf … la marche arrière. Devoir reculer pour mieux avancer ; quel cap psychologique à passer ! Surtout quand vous êtes obligés d’affaler et de renvoyer le spi pour faire la manœuvre et que vous êtes contraint de le faire jusqu’à quatre fois par jour...

Deux petites sargasses récupérées dans mon safran

Certains concurrents ont raconté avoir traversé des lacs entiers de sargasses mais cela n’a heureusement pas été mon cas. Pour nous coureurs les algues sont très dommageables mais ce n’est rien par rapport à tous les problèmes qu’elles posent une fois échouées sur les plages des Caraïbes. Voir comment l’activité humaine peut avoir des répercussions aussi graves et aussi loin laisse à méditer… Tout ce que je n’ai pas pu dire Je n’ai pas pu tout vous raconter – comment revenir sur 15 jours en si peu de mots ? Par exemple je ne me suis pas arrêté sur ce dîner où j’ai intégralement renversé mon plat de nouilles chinoises dans le fond du bateau. Je ne vous ai pas dit que j’ai fait tomber à l’eau ma manivelle de winch, le sac de mon spi medium et mon unique tube de dentifrice. Je ne vous ai pas avoué que j’ai renversé par mégarde le seau des toilettes dans le cockpit du bateau. Je n’ai pas non plus parlé de ma seule douche de la quinzaine où je me suis résolu à sacrifier un bidon de 10L d’eau douce pour me laver intégralement car cela devenait trop nécessaire. J’ai volontairement fait l’impasse sur l’overdose de Pom’Potes la veille de l’arrivée : j’ai mangé presque toutes les compotes qu’il restait dans les 11 sacs journaliers de nourriture que je n’avais pas ouverts. Je n’ai pas osé vous dire que j’ai bien failli démâter deux heures avant l’arrivée dans un empannage raté par 25 nœuds de vent car la basse-bastaque s’était coincée derrière la barre de flèche. J’aurais aussi pu vous évoquer les couchers de soleil magiques passés à la barre, affalé sur un sac de spi et avec la musique dans les oreilles ou encore les conversations fictives avec Jimmy mon lapin en peluche. Vous comprendrez qu’il faut bien que je me garde certains souvenirs rien que pour moi ! Terre en Vue

Ma carte de la Guadeloupe. En haut à droite on voit la Désirade qui est la première ile que j'ai vue après 15 jours d'horizon.

Nous sommes le 14 novembre au soir et cela fait plusieurs heures que je guette le volcan de la Soufrière pour savoir quand il apparaitra à l’horizon. C’est en tournant la tête à droite que j’aperçois la première terre : c’est en fait la Désirade que je vois en premier ! Après n’avoir vu que du bleu pendant 15 jours, cela fait quelque chose… C’est à ce moment que je rends compte de ce que je viens de réaliser : une traversée de l’atlantique en solitaire et en course, sur un bateau à voile minuscule, sans internet, téléphone satellite ou n’importe quel autre moyen de communication. La nuit tombe et j’aperçois les lumières de la Guadeloupe. Bientôt je suis sur mon dernier bord pour passer la porte Saint-François. Deux empannages plus tard – dont un très, très chaud à un mille de la côte – je peux enfin viser la ligne d’arrivée. A l’entrée de la baie le vent tombe, le bateau ralentit. Je glisse doucement vers la ligne dont j’ai repéré les bouées qui clignotent dans la nuit. Je vois un, deux puis trois zodiacs venus m’accueillir.

Quelques instants avant le passage de ligne (Photo Jacques Vapillon)

J’entends des « Bravo Nico !! » et des « Tu l’as fait !! ». Ebloui par le spot d’Aurélia qui filme toutes nos arrivées, je ne peux que reconnaitre les voix : pas facile quand on n’a entendu que la sienne pendant 12 jours ! Sans leur dire bonjour je demande aussitôt mon classement. On me répond que je suis neuvième, comme je l’espérais. Quel soulagement après quatre jours de stress ! On m’apprend aussi que c’est Fred (800) qui a gagné et je me remplis de joie pour lui : c’est un copain avec qui je me suis entraîné toute l’année à Lorient. Bravo à lui. Peu après c’est mon passage de ligne. J’entends le son du klaxon qui marque la fin de ma course. Je pense instantanément aux trois objectifs du projet, tous aussi durs les uns que les autres : être au départ de la Mini Transat, être à l’arrivée, et finir dans le top 10. Mission accomplie sur tous les plans! Tout le poids du projet porté depuis un an et demi, toute la fatigue et le stress accumulés depuis le départ de Lanzarote, de Douarnenez et même depuis l’achat du bateau, tout disparait d’un coup. Je lève les bras en l’air ; jamais je n’ai ressenti autant de fierté, de satisfaction et de soulagement.

« Ca, c’est fait !! »

Mon père et mon frère Thomas embarquent à bord. En me déplaçant sur le bateau je sens la différence dans son comportement du fait du poids supplémentaire. Je me rends compte à quel point j’ai appris à connaître ma monture et prends conscience du chemin parcouru ensemble. Je repense à l’une de mes premières sorties en solitaire où je me suis dégoûté du bateau parce qu’il était trop compliqué et que je n’arrivais pas à le manoeuvrer. Fou de rage j’avais interrompu ma sortie et était rentré au port avec la ferme intention de le mettre en vente et d’abandonner toute idée de Mini Transat. On m’apprend qu’il y a eu des attentats à Paris la veille mais qu’a priori je ne connais personne parmi les victimes. Pour être très honnête je n’ai pas compris sur le coup la portée des évènements mais je me souviens faire la remarque que peut-être j’avais été plus en sécurité tout seul sur mon bateau minuscule au milieu de l’Atlantique que dans les rues de Paris. Cela fait de nouveau réfléchir.

A l'arrivée au ponton avec mon frère et mon père

Nous sommes pris en remorque vers le ponton d’arrivée. Je suis surpris par le nombre de personnes qui m’attendent : une bonne cinquantaine, pas moins ! De nouveau je commence à reconnaître les silhouettes, je vois des flashs, j’entends des cris et des applaudissements. Ludovic (667) me prend par les bras pour me hisser sur le ponton, de peur que je tombe comme je l’avais fait à Lanzarote. Miss Guadeloupe (et oui !) m’attend avec un verre de Ti’Punch et des fruits frais à ma droite. Croyez-le ou non mais je ne la remarque même pas : je tourne à gauche où la quasi-totalité des concurrents qui me précèdent sont venus pour l’occasion. Eux seuls savent ce que je viens de traverser et il me tarde de savoir comment leur course s’est passée depuis le Cap Vert. Mes partenaires d’entraînement lorientais Fred (800), Axel (716) et Clément (802, avec qui j’avais fait mon premier Fastnet en 2014 et qui m’a beaucoup appris) me félicitent pour ma course et m’avouent que je les ai bien surpris par l’intensité que j’ai pu mettre pendant le début de course. Je réponds que malheureusement cela n’a pas duré très longtemps, mais avoir l’estime de tels champions me touche beaucoup. Merci à eux.

Accueilli par les concurrents déjà arrivés : Luke (753), Fred (800, avec le casque), Clément (802, un peu derrière), Ludovic (667) et Axel (716) Merci Aurélia Mouraud pour les vidéos de l'arrivée !

On me signale enfin la présence de Miss Guadeloupe, je vais la remercier et m’excuse. J’ai quand même droit à un bisou. Comme le veut la tradition, avant même que je finisse mon verre on me jette à l’eau. Fred dont j’ai rapidement repéré que le taux d’alcoolémie était clairement loin d’être nul va chercher Jimmy dans le bateau et lui offre le même traitement avant de lui-même plonger pour aller le sauver. Cette ambiance de fête a duré deux semaines et je me suis parfois demandé si nous nous étions pas trompé de destination : ne sommes-nous pas sur une ile aux pirates plutôt qu’en Guadeloupe ? Nous avions tout : le rhum (merci à la rhumerie Longueteau partenaire de la course), la musique, les palmiers, des plages de rêve, des super bateaux et nous, les pirates barbus avec pleins d’aventures à se raconter. Je suis désormais de retour à Paris et je ne vous cache pas que ce n’est pas facile à digérer ! (la transition, pas le rhum)

Dernier coucher de soleil de ma Mini Transat. Clap de fin sur une course formidable et surtout sur un projet qui m'a mobilisé à 110% depuis 18 mois

MERCI Un projet de course au large en solitaire ne se mène pas tout seul. Ce succès vous appartient autant qu’à moi, vous qui m’avez conseillé, aidé, soutenu ou encouragé. Je tiens à vous remercier tous : Mes sponsors et partenaires techniques pour leur soutien et leur confiance : La Librairie Cheminant et en particulier Gilles et Carine Tranchant Le Conseil Général du Morbihan et en particulier Olivier Gicquel et Isabelle Girard Ursuit et en particulier Marianna Puuperä-Monier : merci de m’avoir maintenu au sec toute l’année ! Oddo et Cie Imray et en particulier Lucy Wilson : thanks for all the charts who luckily led me to the right place ! Le Cercle de la Voile de Paris pour leur soutien et enthousiasme et en particulier Laurence et François Laborde La Radio Nova et en particulier Théo Sebald et Fatna Messaoudia Lenger L’Atelier du Mobile Lallier Agencement Au collectif des Copains d’Abord (par ordre alphabétique): Jean-Philippe Chomette, Jean-Yves Fillion, Fredéric Janbon, Alain Kokocinski, Eric Nicolas, André-François Poncet, Emmanuel Roman, Pierre de Villeneuve et Philippe Zivkovic. Toutes les personnes qui ont participé à la cagnotte KissKissBankBank (par ordre chronologique): Marie-Aline Autier, Pierre-Henri Avalle, Thibault Boullenger, Emmanuel Ramambason, Arthur "DJ Kuj" Rigal, Maïa Bilhou-Nabéra, Anne-Laure Lacombe, Victor d'Estais, Adélaïde Durouchoux, Christine Bogdanowicz-Bindert, Yvan, Cécile, Léa, Quentin et Malo Griboval, Antoine, Monika et Erik "Team Boudlik" Thibault, Jean-Pierre Mustier, Martin de Bartillat, Eliane et François d’Estais, Claude, Pascal, Benoit, Hubert et Raphaëlle Daoglio, Pierre Dennery, Dominique et Odile Viou, François et Catherine Boissier, Bénédicte Saury, Pierre et Misha de Sola, Preston Thomson, Didier et Claire Avalle, Guy-Hubert et Marta de Sola, Nina Becker, Sixtine Plomion, Laurence et Marc Rémusat, Alice et Eric Ritter, Vincent Lecomte, Christian Floch, Monique Hill, Virginie Meteyer, Stéphanie Crommen, Annabelle Huet, Marie-Hélène et Geoffroy Sartorius, Sylvie et Paul Gay, Dominique et Antoine le Masson, Stéphanie, Avril et Emmanuel de Sola, Marie Chaussade, Amy et Amande de Martini, Margherite de Sola ainsi que Brigitte et Jean-Marie Tissot. A la Team FRA 630 présente à Douarnenez, Lanzarote ou Pointe-à-Pitre : Thomas (Shore Team Manager) et Julie, Victor, ma mère, mon père, mon grand père Philippe, Nina, Amélie, Benoit, Jennifer, Pierre-Henri, Tiphaine, Mathieu, Laure, François 1, Edouard, Elise 1, Christian, Alice, Eric, Elise 2, Phil, Marc & Mireille, Pierre, Catherine, François 2, Mathilde et Claire!

Ainsi qu’à : Tanguy Leglatin pour m’avoir autant appris en si peu de temps Isabelle Joschke pour m’avoir transmis le virus de la Mini, à un certain moment entre 2004 et 2007 et pour m’avoir soutenu tout du long de mon projet Yves le Blevec pour ses conseils, les navigations avec lui en Multi50, Mach650 et sur mon Mini lors d’entraînements et de courses Pierre-Henri Avalle pour avoir accepté le rôle du « meilleur pote préparateur et community manager » et à Tiphaine Vachon pour me l’avoir prêté à plusieurs reprises Mon coloc’ Edouard Golbery pour m’avoir supporté pendant un an et sans qui mon projet aurait été autrement plus solitaire Vincent Barnaud et Rémi Aubrun, anciens propriétaires du vaillant 630 pour m’avoir accompagné dans le projet et surtout vendu une sacrée boîte en carbone avec laquelle j’ai vécu tant de choses ! Yvan Griboval pour ses conseils et son soutien tout au long du projet Clara Colman pour son aide précieuse, son sourire mais aussi ses coups de pied aux fesses ainsi que son chat Wiki dont le soutien affectif m’a été primordial Conrad Colman pour ses conseils sur le bateau ainsi que son analyse météo au départ de la seconde étape Mathilde de Corberon et Béatrice Quéhé pour avoir respectivement participé et égayé la coloc à Lorient A toute l’équipe de Lorient Grand Large que je n’ai pas encore citée : Eve, Christophe, Katell, Edouard, Camille et Marie. Aux fabuleuses secrétaires de la Classe Mini : Annabelle et Caroline A toute l’équipe d’organisation de la Mini : Delphine, Camille, Chantal, Nanou, Aurélia, Cécile, Pilar, Solenne, Catherine, Bertrand et Gwen Jacques Vapillon, Christophe Breschi, Gildas Hémon, Simon Jourdan et Stan Cast dont les photos m’ont servi à illustrer et vendre mon projet toute la saison Jean Saucet pour m’avoir accueilli lors d’entrainements à la Rochelle et pour son assistance lors de mon premier démâtage Anne et François Golbery pour m’avoir logé chez eux les dernières semaines avant la Mini Transat Véronique et Gilles de Corberon pour nous avoir prêté leur maison avant la Mini en Mai Davy Beaudart pour sa patience, son aide technique et ses conseils pendant mon chantier chez Nauty’Mor et le reste de la saison. Bravo et merci d’être quand même venu en Guadeloupe malgré ton abandon. Denis Hughes, directeur de course de la Mini Transat pour la belle leçon de ténacité et de courage qu’il nous a donnée François Séruzier et Jean-Jacques Quéré, directeur de course et directeur de course adjoint remplaçants Aux anciens ministes que je n’ai pas encore cités pour leurs conseils et astuces : Sandrine 236, Ronan 424, Arnaud 247, David 747, Bertrand 754, Stan 850, Antoine et Génolé 800, Pierre 348, Thierry 132, Milan 759, tous ceux que j'ai pu oublier et Lucas 618 (mention spéciale à notre discussion pendant les dernières minutes avant le départ du ponton à Douarnenez : « de toute façon, ne cherche pas ailleurs, tous les problèmes qui vont t’arriver seront de ta faute ») Aux Délice des Cafés à Douarnenez pour avoir pris en charge l’avitaillement de Jimmy A Marine Service et Fabienne Perrot pour les bateaux le jour du départ à Douarnenez Au Santai Marina Lounge pour ma soirée d'anniversaire à Lanzarote Mathias Lallemand pour son aide météo et ses conseils précieux toute l'année Stéphane Eliot pour son coaching sportif Jessica Mertens pour sa formation sophrologie dont je me suis beaucoup servi au départ des courses et aussi en mer Jean-Yves Bernot et Christian Dumard pour leurs formations météos respectives Joël Gâté pour sa patience lors des tests de jauge du bateau Corenthin Douguet pour le coussin qu’il m’a légué pour la Mini Transat Tous les concurrents de la « Super-promo » Mini Transat 2015 pour l’aventure et les escales partagées ensemble et en particulier à Olivier (868), Fred (800), Axel (716), Clément (802), Simon Koster (888), Quentin (728), Gilles (624), Romain (759), Nikki (741), Mathieu (879), Yann (579), Chris (732), Victor (599), Tanguy (835), Carl (566) Andy (587) et Frédeau (623) Pierre Revol et Benoit Lacroix (483) pour avoir littéralement sauvé mon bateau un beau jour d’octobre 2014 devant la Rochelle sous trois ris tourmentin dans 45 nœuds de vent. La vendeuse de l’Angel Bookshop à Cambridge dont j’ai malheureusement oublié le prénom et grâce à qui j’ai pu rencontrer Jimmy. Le magasin a depuis fermé, j’espère qu’elle reverra Jimmy un jour, en photo, vidéo ou en vrai ! Ainsi qu’à Victoire Martinet, Cécile et Guillaume Taillard, Pauline Laurore, Pierre Lesaulnier, Amélie Grassi, Laetitia de Pelet, Charlotte Lecomte, Marion Gasperment, Charlotte de Poix, Marion Cosson, Benjamin Rouif, Clarisse Cremer, Etienne, Clélie, Jean-Bertrand et Gaëlle de Longvilliers, Claire Allimant, Clément Kuji, Christophe Brière, Rosanna et Ann Seal, Tasha Charlesworth, Carlo Minciacchi, Sophia Mueller-Lundin, Megan McLaren, Odile Katsumi, Romain Bolzingier, Serge Raphalen et Pierre Flavian. Mes fournisseurs : David Leven de Teckmor pour son engagement dans le projet, son sérieux, ses conseils et son humour Sebastien Aubrun de Profil Composites pour la réparation sur le mât et le gréement du deuxième mât Léa et Mathieu de Celtinox pour avoir accepté de travailler sous pression à plusieurs reprises et pour la qualité irréprochable de leur travail Gildas Gallic de Sellor qui a toujours très bien pris soin de mon bateau pendant toutes ses manutentions : pas un seul soucis en deux ans ! Carole de TEEM pour son efficacité et la commande express de pièces à la dernière minute ! Dominique de MécaOcean pour la qualité de son travail Toute l’équipe de Tonnerre Gréement à Lorient et en particulier à Jacques, Philippe, Solenn et Dominique Julien Barnet d’InoRope pour l’installation du gréement en urgence deux semaines avant le départ de la Mini. Tu n’avais pas le droit à l’erreur et rien n’a bougé ! Thierry Fagnent d’AMCO pour ses conseils précieux et l’inspection de mes safrans avant la Mini Transat Metalunox à Hennebont pour m’avoir offert des pièces (dont mes axes de cadènes de haubans) et de la main d’œuvre à plusieurs reprises. Sebastien d’USHIP à Lorient pour la connaissance de ses produits et autres techniques de pêche…

Merci à tous, ensemble on l'a fait !

A bientôt peut-être pour de nouvelles aventures...


© 2020 Nicolas d'Estais

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