© 2020 Nicolas d'Estais

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Mini Transat - Top départ dans 2 semaines ! ⌛

Dernière ligne droite pour le 905 : dans un peu moins de 2 semaines (déjà!) je prendrai le départ de la Mini Transat à La Rochelle. Cette course est l'aboutissement final de mon projet : c'est pour elle que je me prépare depuis maintenant 2 ans !

Le départ de la première étape sera donné le dimanche 22 septembre à La Rochelle pour environ 7 jours de navigation jusqu'à Gran Canaria. On partira ensuite le samedi 2 novembre des Canaries pour environ 14 jours vers la Martinique.

Endurance et Polyvalence 

Préparer une Mini Transat c'est déjà tout un sport en soi! Ces dernières semaines j'ai un peu payé le manque de temps passé sur le bateau cette année, où j'ai été très pris par le calendrier de course ce qui fait que le rythme a été quelque peu soutenu! Cela fait tout de même du bien de n'avoir que ça à faire désormais. Le retour au travail ce n'est pas avant le mois de décembre!

Il n'est pas anodin de partir tout seul en transatlantique sur un bateau minuscule sans aucun lien de communication avec la Terre. Il faut penser à tout et potentiellement savoir tout faire seul. A titre d'exemple, pas moins de 5 métiers différents exercés ces derniers jours :

Nico #1 : Electricien  J'ai changé l'installation électrique du bateau afin de gagner 50kg en poids (c'est énorme : le bateau fait 900kg). Je partirai avec des batteries lithium (en jaune sur la photo) plus légères et avec pour seul moyen de recharge des panneaux solaires. La transat du 905 sera donc 100% énergie renouvelables : à la seule force du vent et du soleil !

Nico #2 : Stratifieur Après le conseil en strat', la strat' ! Confection des supports des nouveaux panneaux solaires en fibre de carbone : ils sont montés sur des petits mâts à l'arrière du cockpit. Merci à Axel Tréhin  (l'un des meilleurs strateurs de l'ouest : il a construit son mini lui-même!) pour ses outils et ses conseils précieux

Nico #3 : Cycliste Réalisation du test d'effort obligatoire pour pouvoir participer à la Mini. Comme il n'est pas évident de venir nous secourir, l'organisation de course tient à s'assurer de notre bonne santé avant de nous laisser partir. Malgré l'aspect affolant des oscillogrammes à l'écran, tous les voyants sont au vert.

Nico #4 : Testeur de pouf Sur la Mini Transat : le confort c'est de la performance! J'embarquerai un super pouf pour mieux dormir et minimiser le mal de dos.

Nico #5 : Acrobate Comme on ne peut pas régler en mer, les câbles dans le haut du gréement il faut trouver un réglage optimal avant de partir. A droite, le tensiomètre qui, comme son nom l'indique, permet de mesurer la tension.

Les concurrents

Vous êtes nombreux à me demander quel est mon objectif sportif sur la Mini Transat. Je ne sais pas trop quoi répondre! Forcément j'aimerais faire mieux qu'en 2015 où j'avais fini 9eme en catégorie Prototype. Ensuite, le niveau d’entraînement et de préparation des concurrents est tel que viser mieux qu'un top 5 risque d'être très très compliqué!

Les concurrents : parlons-en un petit peu d'ailleurs. Mes newsletters traitent souvent de moi et je pensais qu'un petit trombinoscope vous aiderait à mettre un visage sur les numéros de course des petits bateaux que vous voyez à la cartographie et à comprendre pourquoi ils vont si vite! Attention ce n'est pas exhaustif, nous serons 68 concurrents en bateaux de série!

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943 - Ambrogio Beccaria (28 ans) C'est indéniablement le favori de la course. Vétéran de la Mini 2017, "L'italien volant" s’entraîne à temps plein depuis 2 ans et a survolé le circuit en gagnant quasiment toutes les courses. Le plus dur à accepter ce n'est pas sa vitesse ou son talent pour lesquels on aimerait bien le détester : mais c'est qu'il est extrêmement sympa!

951 - Paul Cloarec (32 ans) Paul est officier de marine marchande. La mer, il la connaît! Non seulement c'est un excellent marin mais en plus Il court sur un Maxi 650, qui est un bateau de série plus rapide que le mien. S'il arrive à exploiter tout le potentiel de sa machine sans la casser, ça peut faire très mal!

916 - Félix de Navacelle (28 ans) Lui, vous le connaissez! Félix est un très bon copain avec qui j'ai fait la première course de la saison sur mon bateau. La mer il la connaît aussi car il a été élevé sur un bateau autour du monde. Son arme fatale? Son moral infatigable! Il ne râle jamais et garde toujours le sourire. Félix s'entraîne à temps plein depuis 2 ans : si ce n'est pas moi qui gagne (et vous l'aurez compris, c'est l'éventualité la plus probable!) je voudrais bien que cela soit lui. Mesdames, sachez en revanche que le coeur du plus beau blond des pontons est déjà pris!

944 - Amélie Grassi (25 ans) Sans expérience préalable en course au large (mais tout de même un passage en sport-étude voile et un titre de champion de France à la clé), cette avocate de formation s'est lancée à 100% dans l'aventure de la mini il y a 2 ans en se donnant tous les moyens de la gagner. Elle serait capable d'arriver de l'autre côté avant tout le monde!

909 - Sébastien Guého (34 ans) Comme moi il doit jongler entre son travail et son projet mini, à la différence près qu'il habite à Lorient et qu'il passe donc ses soirées à affûter son bolide. Cet ingénieur ultra-cartésien qui aime tout planifier pourrait bien être le plus préparé d'entre nous. C'est aussi et surtout un très bon régatier ce qui fait de lui un concurrent redoutable! 

925 - Pierre Le Roy (34 ans) Pierre est météorologue chez Météo France ce qui veut dire que c'est lui qui décide quand il y a du vent et quand ça s'arrête. Plus sérieusement, sa science peut être un réel atout sur la Mini où nous n'avons que très peu d'informations et aucun ordinateur pour nous calculer la trajectoire optimale. Il pourrait bien nous trouver des options de derrière les fagots!

910 - Arnaud Machado (33 ans) Finisher comme moi de la Mini Transat en 2015, Arnaud est un ancien paysagiste qui a décidé de se consacrer à 100% à la Mini. C'est devenu un véritable Top Gun - il a même gagné la Mini en Mai cette année et a obtenu une surperbe deuxième place lors du Trophée MAP!

956 - Kéni Piperol (23 ans) Quatrième en prototype il y a 2 ans, Kéni récidive cette année à bord d'un Vector 6.50, un nouveau bateau de série similaire aux Maxis 6.50 qui sont également un peu plus rapides que les Pogo 3. Malgré son jeune âge, ce skipper professionnel a énormément d'expérience et a traversé l'Atlantique 4 fois en course. Quelque chose me dit qu'on n'a pas encore bien vu le potentiel de son bateau - il pourrait bien surprendre!

947 - Mathieu Vincent (28 ans) Si ce trombinoscope n'était pas par ordre alphabétique, il serait bien plus haut dans la liste. En s’entraînant à temps plein depuis 2 ans, ce régatier de très haut niveau (ancien membre de l'équipe de France de planche à voile) s'est hissé au niveau d'Ambrogio cette année en terme de vitesse. Il a remporté la dernière course de la saison, la Transgascogne, et je crois qu'il compte bien récidiver sur la Mini!

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On ne se laisse pas impressionner pour autant : j'ai quelque chose que les autres n'ont pas : la mascotte la plus titrée de la flotte ! Mon lapin Jimmy (qui sera secondée par sa cousine Suzette qu'on embarque en stage à bord) A trois on sera forcément plus forts que les autres!

Les 2️⃣ règles d'or à connaître et respecter pendant la période d'accueil de Mini Transat

La période d'accueil commence mercredi à La Rochelle. Suite à mon expérience en 2015 je voulais profiter de cette occasion pour vous rappeler les 2 règles d'or à respecter à tout prix pour faire de cette période un succès collectif pour la team 905 :

***** Règle d'or 1️⃣ Ne jamais demander si le bateau ou le skipper sont "prêts" *****

En bateau, le statut de "prêt" n'existe pas. C'est un état théorique recherché vers lequel on tend asymptotiquement sans jamais vraiment pouvoir l'atteindre.

A la réponse "es tu prêt" on ne peut pas vraiment répondre "non" car cela fait 2 ans que je me prépare donc quelque part oui, je suis forcément un peu prêt. A l'inverse, répondre "oui" cela serait oublier négliger la quantité de petits détails à fignoler avant le départ : l'avitaillement à embarquer, les pare-battages et housses de voiles à débarquer, le gréement à re-régler en fonction des conditions de vents prévues, la carène du bateau à nettoyer, le sac de vêtements à ne pas oublier et les 1000 autres choses qu'on a à faire.

En résumé donc, oui je suis prêt, mais je n'ai pas pour autant rien à faire!

Olivier a beau être l'un de mes meilleurs amis et comme moi finisher de la Mini Transat 2015, il a transgressé la première règle d'or. Ne faites pas comme Olivier.

Jimmy et Victoire (l'illustratrice : une corde de plus à son arc!) font de leur mieux pour m'épauler dans cette dernière ligne droite

***** Règle d'or 2️⃣ Ne jamais nous suggérer de "prendre du plaisir" *****

Malheureusement pour lui, pour un compétiteur, le plaisir vient uniquement en réalisant un bon classement. Le bon classement, lui, vient uniquement en barrant le plus longtemps possible, en tenant la plus grande voile possible et en dormant le moins possible :)  Donc oui, bien sûr, nous allons prendre du plaisir, mais pour cela, on va bien se faire mal avant!

En fait, si nous voulions vraiment prendre du plaisir, nous partirions à plusieurs sur des bateaux plus grands, plus confortables et moins humides avec des vraies couchettes avec pourquoi pas un sac de couchage, une vraie cuisine, des toilettes et une glacière!

A ne pas négliger : préparation mentale et vraies vacances :)

Enfin, parce que dans la préparation il ne faut pas oublier la préparation du skipper, je ne résiste pas à vous partage un petit souvenir de ce weekend "coupure / détente" ultra-rafraîchissant loin du monde du mini, dans les calanques de Cassis (chez le susmentionné Olivier). Enfin des vraies vacances!

@mictoire Week-end au bleu


J-13, c'est bientôt parti pour la mini ! Youhouu

A bientôt, Nicolas